Ceux qui restent

Marie Laberge est québécoise connue chez nous pour sa trilogie « Le Goût du bonheur ». Elle nous revient avec un roman en un seul volume qui parle d’un sujet « dur ».
En avril 2000, Sylvain Côté s’enlève la vie, sans donner d’explications. Ceux qui restent, les vivants doivent apprendre à vivre avec cette absence et ces questions qui tournent sans fin et sans réponses. Plusieurs voix se font entendre : le père, Vincent, la mère, Muguette, la femme, Mélanie et Charlène la maîtresse. Classique me direz-vous. Peut-être même convenu ?
Oui mais...
La singularité d'un roman est souvent ailleurs que dans l’histoire. Souvent un écrivain raconte l’histoire aidé de sa plus belle écriture, de son langage et de ses idées bien faites et bien dites. Dans Ceux qui restent, Marie Laberge approche au plus près de la pensée et de la souffrance de chacun des proches. Et si certains personnages effectivement parlent bien et malgré leur souffrance sans fin, s’en sortent grâce à un bon équilibre, d’autres par contre n’ont pas les armes, ni les mots ni l’équilibre pour sortir la tête de l’eau et de la souffrance.
C’est la force de ce roman qui nous pose au plus près de chacun, au plus vrai de chacun et comme dans la vie, les émotions ne se décodent pas facilement, les réactions ne sont pas toujours les bonnes, les réponses n’arrivent pas. Ce n’est facile pour personne mais plus difficile encore pour ceux qui sont le moins armés par la vie. Et là le roman nous émeut et nous emporte. Ne vous arrêtez pas au québecois utilisé par certains des personnages. Le lecteur comprend et se retrouve un peu dans la situation des enfants qui devinent le sens sans nécessairement comprendre tous les mots !!

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