Le Dernier Lendemain

L’histoire se passe en 1952. Sandy, treize ans bricole un pistolet et tue son beau-père. Une amie de sa mère, comme elle entraineuse et même plus, fait chanter le procureur en charge du dossier pour qu’il innocente Sandy. Et ça marche presque. Presque car se greffe sur cette histoire, celle d’un parrain tout puissant, répondant au doux nom de « La Machine ». Un gamin assassin, un parrain sans scrupule et sa fille vipérine, un procureur corrompu, des prostituées corruptrices, un policier drogué. Heureusement qu’il y a Eugène, un ancien auteur de BD reconverti en laitier et qui se demande ce qu’il fait dans cette galère. Il ne se le demandera pas longtemps: il est accusé d’un crime qu’il n’a pas connu. Alors Eugène se rebiffe...  
Un thriller noir, un thriller choral, un thriller qui fait peur, un thriller quoi! Les amateurs du genre vont se régaler et les autres lecteurs vont frissonner. Tous les ingrédients sont présents et la sauce prend sans effort: aucun des protagonistes de l’histoire n’est blanc mais il y en a beaucoup qui sont noirs et certains même noir foncé! Un style nerveux exercé en quelques sections et cinquante trois chapitres eux mêmes divisés en sous chapitres. Les descriptions des personnages sont précises, au point qu’on les reconnaîtrait si on les croisait en rue et qu’on changerait de trottoir. Du grand art, faire peur avec les mots. Cerise sur le gâteau, l’histoire se passe en 1952. Comme quoi un thriller peut être excellent sans recourir aux ordinateurs, au GPS ou au smart phone.
J’aurais du le lire plus tôt. Un must à recommander aux amateurs de thrillers. Frissons garantis. 

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