Belgravia

Tout commence au fameux bal donné à Bruxelles par la duchesse de Richmond le 15 juin 1815, la veille de la bataille de Ligny et de Quatre-Bras et trois jours avant la bataille de Waterloo. La société anglaise qui assiste au bal comprend de nombreux officiers dont certains seront tués sur les champs de bataille. C’est le cas de Edmund Bellasis, qui aura juste eu le temps de faire un enfant à Sophia Trenchard. Celle-ci meurt en couche en donnant naissance à un fils. Un fils illégitime dont les grands-parents Trenchard veulent cacher l'existence et confient l’éducation à un pasteur anglican.
À part bien sûr les parents de l’orphelin, nous retrouvons tous les protagonistes et leurs familles vingt-cinq ans plus tard à Londres dans la très prude et très hypocrite société anglaise. Avec, dans les deux familles - les Tranchard et les Bellasis - des « gens de maison » qui font moult courbettes devant leurs maîtres tout en rêvant leur planter un couteau dans le dos. Pour compliquer l’intrigue, le passé va resurgir et envahir le présent...
L’histoire caricaturale de l’Angleterre victorienne du milieu du XIXème siècle. Avec tous ses ingrédients: des familles nobles, des arrivistes, des félons, des salons de thé, le tout saupoudré d’une épaisse couche de non-dits et d’hypocrisie. Quel connaisseur de son pays, ce Julian Fellowes et quel narrateur!
Il avait déjà commis, entre autres, Dowtown Abbey. Il réussit, si possible, à faire encore plus fort dans ce quartier de Belgravia. Il y est remarquablement aidé par une traduction française qui frise la perfection. Un livre qui se déguste comme des scones accompagnés d’une tasse de thé. De thé anglais bien sûr.
Un must! J’ai bu du petit lait en lisant ce livre (je n’aime pas le thé).

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